Mis en avant

Les antiquités et moi, une vieille histoire d’amour.

Pour commencer, je dois avouer que je ne suis pas du tout minimaliste, mais alors pas du tout, je suis plutôt celle qui à du mal à se débarrasser d’une tasse dont l’anse est cassée, juste parce qu’elle lui rappelle un moment heureux avec ses enfants, ou une personne maintenant disparue. Non, ce n’est pas fait pour moi; Alors oui, j’ai pas mal de ramasse-poussière, qui ramasse vraiment la poussière, mais j’assume.

J’ai toujours aimé les choses anciennes, cela vient peut-être du fait que mes parents nous traînaient mes frères et sœurs et moi souvent à des ventes aux enchères, L’avantage, la plupart de ces ventes ce déroulaient dans des fermes et des maisons à la campagne, et nous passions l’après-midi à jouer alentour. J’ai donc vécu dans de vieux meubles, j’ai dormi sur un matelas en laine, avec des draps et des couvertures, en laine elle aussi, des oreillers en plumes…. Houla! Tout à coup je me sens très vieille.

Des ciseaux du drapier du XIXe siècle

En fin de compte, non! Je pense que j’ai eu une chance immense d’avoir cette enfance, d’accord maintenant je dors sur un matelas « normal », et j’ai même une couette, mais j’avoue que l’été, quand il fait beau, j’aime ressortir mes draps en métis et mes couvertures.

J’adore chiner dans les brocantes, aller aux ventes aux enchères, pour chercher toutes les petites choses qui pourraient contribuer à améliorer mon nid, améliorer étant un grand mot, mon goût pour les curiosités n’est pas toujours du goût de tout le monde.

Mon trophée de bouc, une de mes curiosités.

Quand j’ai acheté ce trophée de bouc, j’étais dans une salle des ventes, le commissaire priseur présente ce trophée en riant sans visiblement grand espoir de lui trouver un acquéreur, pas d’enchère… il baisse un peu le prix et je lève la main, toute la salle (Et je n’exagère pas) se tourne vers moi pour voir qui est l’hurluberlue qui ose acheter cette horreur… Un grand moment de solitude…

Mais moi je l’aime bien mon bouc….

Les salles des ventes sont remplie de moments comme celui-ci, et ma tête remplie de: j’aurais dû lever la main…

Une boîte d’amidon, qui utilise encore de l’amidon ?

Si vous avez vous aussi des anecdotes amusantes sur les ventes au enchères partagez les en commentaire, profitez du moment présent et soyez heureux!

Mis en avant

La renaissance d’un potager

« Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité »

Depuis plusieurs années j’avais dû abandonner, bien à contre cœur, Mon potager, Je l’avais pensé, dessiné et… J’avais été obligée de faire trop de concessions, le partager, et donc supporter des méthodes de culture qui ne me convenaient pas. Alors peu à peu, j’avais perdu le goût au potager…

Les années ont passé le terrain est resté en friche, mes framboisiers anciens ont été envahi par les orties et les ronces, et du reste des plantes, il ne restait qu’un pied de rhubarbe famélique et trois pieds de myrtille en bac envahi de ronce.

La friche

Pourquoi ai-je pensé à attaquer ce chantier titanesque, cette année en particulier?Comme quasiment le monde entier autour de moi, le confinement!

Un projet un peu fou, avec une nouvelle vision des choses Premièrement: ne pas refaire les anciennes erreurs, pas de corvées à n’en plus finir…
Deuxièmement: Pas de délire sur les quantités, non, je ne serais pas auto-suffisante, et ce n’est pas le but. Et troisièmement: me faire plaisir, je veux que ce soit joli, j’ai besoin de rêver un peu, et ça tombe bien j’adore utiliser mes soirées à faire des choses « inutiles ».

Le chantier avance 😉

J’ai entraîné avec moi mon ado, une bonne façon de faire du sport et de prendre l’air pendant le confinement, mais comme l’ado s’épuise vite, je ne lui ai demandé qu’un mètre carré par jour, comme pour moi. Un mètre carré ça paraît ridicule, mais c’est 14 m² par semaine, tout est dans la régularité.

D’accord, je n’avais pas prévu le problème de la déchetterie fermée… Mais déjà c’est ouah!!! J’ai déjà buter mes trente pieds de pommes de terre. Nettoyé, nourri et paillé mes pieds de myrtille, planté des fraisiers, des cocos de Paimpol, des aromatiques, du maïs…. Et le tout dans un jardin qui me plait.

Fin du confinement

J’ai encore des tas de projets pour ce jardin, un coin lecture, de la déco…

J’espère que cet article pourra vous inspirer, laisser moi un petit mot si le cœur vous en dit, et profitez de la vie.

Le pétillant de fleurs de sureau

« Le petit garçon tourna les yeux vers la théière. Le couvercle se soulevait de plus en plus et des fleurs en jaillissaient, si fraîches et si blanches; de longues feuilles vertes sortaient même par le bec, cela devenait un ravissant buisson de sureau, tout un arbre bientôt qui envahissait le lit, en repoussant les rideaux »

La fée du sureau

Hans Christian Andersen

Quand j’étais enfant j’avais le livre de contes d’Andersen, et l’illustration de ce conte me faisait rêver, plus tard c’est en Angleterre que j’ai découvert le pétillant de fleurs de sureau, il m’a fallu encore quelques années avant de trouver Ma recette, j’en ai essayé beaucoup, j’ai tâtonné, et j’avoue tester encore quelques variantes.

En ce moment nous sommes en pleine saison, je fais des fournées de trois litres, mais comme mes enfants aiment ça, je ne fais pas la soudure, surtout depuis que mon amoureux à découvert, après avoir refusé d’en boire pendant des années, que cela apaisait ses problèmes d’estomac. Moi je ne suis plus…. Surtout qu’il y a plus de volontaire pour consommer que pour préparer…

Autre problème des fleurs de sureau, la saison est courte, j’ai essayé d’en sécher… Plus de goût, de faire du sucre de sureau… Même constat. J’ai fini par trouver la solution, la congélation, stockées prêtes à être utilisées, dans des boites hermétiques, elles ressortent aussi fraîches et parfumées, la solution pour retrouver ce goût de printemps toute l’année.

Ma recette actuelle:

Pétillant de fleurs de sureau

  • 3 litres d’eau de source ou minérale
  • 250 g de sucre
  • 20 g d’acide citrique
  • 1 citron coupé en tranches fines
  • Une quinzaine d’ombrelle de sureau noir (enlever les tiges des fleurs car elles sont amères.

Mettre tout les ingrédients dans un bocal et laisser macérer au chaud en remuant deux à trois fois par jour.

Quand les premières bulles apparaissent filtrer et mettre en bouteille (des bouteilles à limonade à clapet font parfaitement l’affaire)

Il ne reste plus qu’à les laisser encore quelques jours au soleil le temps que la gazéification se fasse, mais ce point est encore en discussion avec mes enfants qui le trouve très bon dès le lendemain…

Pétillant mit en bouteille la veille,
déjà pétillant.

Le sureau noir est un bon anti-oxydant et un anti-inflammatoire, très bon pour les rhumes, et d’après mon amoureux, souverain pour les brûlures d’estomac et les remontées gastriques.

Le seul risque du sureau noir (sambucus nigra) est de le confondre avec le sureau hièble (sambucus ebulus), mais:

  • Le sureau hièble est une espèce herbacée, qui le fait pas de tronc, il repart du sol tout les ans et de ce fait il mesure entre 1 et 2m, il fleurit entre juillet et août.
  • le sureau noir est un arbuste de 2 à 5m voir plus, il possède un tronc à l’écorce verruqueuse, il fleurit en mai juin.

J’espère que cette recette vous donnera autant de plaisir qu’à nous. N’hésitez pas partager vos expériences avec nous.

Il y a toujours quelque chose à fêter

Par ce temps gris et morose, j’ai envie de mettre un peu de joie dans ma maison, et quoi de mieux que de trouver une raison de faire un petit repas, non pas quarante personnes, juste avec mes proches, trouver un thème pour pimenter, il y a toujours quelque chose à fêter quelque part.

Mon prochain repas, la Saint Patrick! Ça tombe bien j’adore l’Irlande, je m’y rend depuis mon enfance, c’est donc l’occasion d’un petit repas, avec mes enfants… Quarantaine oblige.

un décor de porte pour se mettre l’ambiance

Une soupe d’ortie, un irish stew, ou un gigot de sept heures, des pommes de terre, obligatoire… un soda bread, je cherche encore le dessert…

Rien de grandiose, juste un bon moment à passer en famille, des trèfles sur la table, des serviettes vertes, et de la musique irlandaise. L’important c’est de prendre du plaisir à se retrouver, De manger un bon repas, de discuter, de rire.

J’ai commencé doucement cette idée, il y a deux ans, j’ai traîné dernière moi mes enfants, qui m’ont suivi mollement; nous avons fêter l’automne, c’est une saison que j’adore, et c’est tellement facile d’imaginer le repas ou la décoration.

L’année dernière nous avons fêté l’automne, Halloween, l’hiver et Noël. Petit à petit nous rajoutons des occasions, de toute façon il faut bien manger, alors autant le faire en s’amusant.

Après la Saint Patrick, nous commençons déjà à prévoir le Printemps, puis Pâques. Nous sommes agréablement déborder et cela donne un charme à la question: Qu’est-ce qu’on mange?

J’espère franchement que cet article vous donnera envie d’essayer, ça n’a rien un nouvel art de vivre, rien d’obligatoire, pour nous ça a juste amené un peu de paillettes dans notre vie.

Prenons la clé des champs

Country style à la française

Les marais du Cotentin inondés

J’ai toujours trouvé l’expression « prendre la clé des champs », follement romantique, elle me donne envie de préparer un panier pique-nique, de pousser la porte qui donne sur la campagne pour m’enfoncer dans les champs.

Un de mes paradis en France : le col de la République.

Aller s’installer dans un champ de foin, au milieu de toutes sortes de fleurs et d’herbes, sortir une vieille nappe, les assiettes de ma grand-mère, et manger une tarte aux fraises.

Le champ parfait pour emmener des enfants

Je dois avouer que je n’ai pas souvent fait ça, pas assez souvent, à la campagne comme partout on ne prend pas assez le temps de profiter de ce qui nous entoure.


Puisque les bonnes résolutions ont été détrônées par les objectifs (Je n’aime pas ce mot, il a un coté militaire…), Cette année, qui pour moi est celle d’un nouveau départ, je choisi de prendre plus de temps, le temps de cuisiner des plats plus sains, le temps de jardiner, le temps de me trouver et de me retrouver.

Ceci est mon premier article, j’ai envie de partager avec vous cette nouvelle décade, en vous la souhaitant pleine d’émerveillements, de découvertes et de douceur.

Un matin d’hiver

Étrangement j’ai choisi deux photos de l’aube, ce doit être le signe d’un nouveau départ.